06 Mar 2021

Vivre autrement

L'enseignement Akaraha nous explique que le monde extérieur, ce que nous appelons "réalité" n'est qu'une illusion et que ce que nous y percevons n'est que le reflet de notre monde intérieur. Ainsi, lorsque nous voyons de la violence, de la souffrance, ou de l'agacement, c'est parce que ces émotions sont en nous. Il en est de même quand nous vivons des expériences que nous jugeons plaisantes, synonymes de joie, de plénitude ou de satisfaction. Tout est en nous, ombre et lumière sans distinction. La question se pose alors de savoir pourquoi nous ne vivons pas uniquement des choses plaisantes? Après tout, nous ne sommes pas plus bêtes qu'un autre. Pourquoi continuons-nous de vibrer ce que nous n'aimons pas?

Une des réponses qu'apporte Akaraha c'est que nous avons oublié quel était notre rôle.

Nous avons oublié quel était notre rôle

La personnalité que nous expérimentons a pris le dessus sur ce que nous sommes vraiment. Nous avons pris l'habitude de gérer notre vie, de décider de ce qui était bien ou mal pour nous, et c'est de là que vient le problème.

En effet, notre égo, notre mental, notre personnalité, la version de nous que nous croyons être au quotidien est limitée. Elle n'a accès qu'à ce qu'elle a déjà vécu. A contrario, ce que nous sommes vraiment, notre Âme, la version de nous qui inclut la personnalité (mais donc qui n'est pas limitée à elle) sait l'ensemble des potentiels. Elle a accès à tout. Et c'est elle qui devrait, si nous nous rappelions, tenir les rênes et "gérer".

Notre personnalité a un seul rôle à jouer: être celui ou celle qui découvre, les yeux grands ouverts, le coeur tendre, prêt à l'aventure de l'inconnu, en ayant la certitude que tout est là pour le meilleur, c'est à dire pour faire une expérience qui nous apporte exactement ce que nous voulons réellement.

Or ce que nous voulons réellement n'est pas choisi en fonction de nos manques mais de l'abondance. C'est tout l'inverse de nos fonctionnements traditionnels.

Tout l'inverse de nos fonctionnements traditionnels

En général, nous choisissons nos "buts de vie" ou nos préférences parce qu'il nous manque quelque chose. S'en remettre à notre Âme, reprendre notre place véritable (celle du découvreur qui profite de l'expérience), c'est accepter l'idée que nous avons déjà tout, et que ce qui nous est présenté va nous donner encore plus de ce que nous voulons.

Vivre ainsi est, au départ, vraiment perturbant parce que cela demande d'oser s'en remettre à l'inconnu. Mais en réalité cet "inconnu" ne l'est pas. Il est même la seule chose que nous connaissons réellement.

Et puis cela affecte tous les domaines de vie, du lever au coucher, de l'emploi du temps professionnel aux loisirs. Est-ce que je me lève parce que "je" pense que c'est l'heure à laquelle je dois me lever ou ai-je assez confiance (= con/avec fiance/foi) pour m'en remettre au "grand Moi", à mon intuition (in=intérieur), "ce qui sait"?

Agir ainsi, ou plutôt ne pas agir mais suivre l'action, l'impulsion, est incroyable parce que, contrairement à ce que l'on pense avant de tenter l'expérience, nous sommes alors beaucoup plus productifs, plus enclins à désirer agir, être en vie et en "en-vie". Mais cela demande quelque chose que nous avons perdu: se souvenir que nous sommes soutenu(e)s, aimé(e)s et protégé(e)s, que nous ne risquons rien... Voire, que nous avons tout à y gagner.

Nous sommes soutenu(e)s, aimé(e)s et protégé(e)s/ Nous ne risquons rien. Nous avons tout à y gagner



ETIQUETTEs

âme, choix, conscience, corps, croyance, ego, intuition, mental, pratique


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